Tourisme Madagascar : l’insécurité sur l’axe Tananarive - Tulear
Les touristes à Madagascar ont une prédilection pour le voyage terrestre entre l’axe Tananarive jusqu’à Tulear. C’est un voyage d’environ 24 heures qui permet d’admirer toute la richesse du sud de Madagascar. Ainsi, on visitera les villes d’Antsirabe, Fianarantsoa, d’Ihosy, le massif Isalo, d’Ilakaka, Sakaraha et enfin Tuléar. Cependant, l’insécurité prend des dimensions inquiétantes depuis quelques semaines, notamment si vous prenez la voie classique du bus commun dont la station est situé à Fansan’ny Karana dans la quartier d’Anosizato. Entre juillet et septembre 2011, on compte plus de 4 attaques sur des bus qui transportaient des touristes à Madagascar. L’un des tronçons les plus dangereux se situe entre Fianarantsoa et ihosy. On recommande également de se méfier du racket des policiers nationaux qui peuvent vous arnaquer sans un motif valable.
La meilleure solution pour les touristes de Madagascar est de louer un bus spécial ou un 4x4 et d’effectuer le voyage avec un guide. Ce dernier doit être indépendant du chauffeur, car il y a un risque de connivence. De même, vérifiez les prix avant d’effectuer une telle location, car il est de notoriété qu’on augmente toujours le prix pour les Vazaha. Mais ces avertissements ne doivent pas vous inquiéter, car le tourisme à Madagascar avec l’axe Tana – Tuléar est l’un des plus intéressants, car il vous permet de profiter d’une grande partie du pays à moindre frais. Mais si votre objectif est de profiter des plages de Tuléar ou de Fort-Dauphin, vous avez également le choix de prendre l’avion qui vous conduira de Tana à Tuléar en moins de 3 heures.
Le tourisme sexuel à Madagascar
Chaque année, Madagascar attire des milliers de touristes qui sont intéressés par les magnifiques plages, le soleil et des prix qui défient toute concurrence par rapport à d’autres destinations. Mais le tourisme sexuel est en constante augmentation à cause de la pauvreté qui touche de plus en plus de personnes. Le tourisme sexuel possède plusieurs facettes et l’un des pires est la pédophilie. Dans certains pays européens, on a coutume de dire que les malgaches sont des femmes faciles et le fait que c’est vrai en partie. C’est peut-être due à l’hospitalité légendaire des malgaches, la fascination pour l’étranger ou encore l’espoir d’une vie meilleure si l’étranger est prêt à aller plus loin que de simples galipettes de vacances.
Les provinces sont les plus touchées par le tourisme sexuel à Madagascar à cause de la prostitution qui touche la majorité de la population. A cause de la crise économique, 70 % des femmes de Nosy-Be s’adonnent à cette activité et la moitié sont des mineurs. On peut dire la même chose de l’île Sainte-Marie qui avec Nosy-Be sont les principales destinations des touristes à Madagascar.
Il y a également le manque de volonté des autorités pour combattre ce fléau à cause de la corruption et le fait est que cela signifie un manque dans la rentrée des devises. Parmi les principales villes qui sont touchées par le tourisme sexuel, on a :
- Sainte-Marie
- Nosy-Be
- Majunga
- Diego-Suarez
En 2008, Majunga a été le théâtre de nombreux actes de pédophilies et ces personnes agissaient au vu et au su de tout le monde. La pédophilie est sévèrement combattu en Europe et les prédateurs immigrent vers des cieux plus cléments. La première destination est le Mozambique qui est devenue une plaque tournante de la pédophilie, mais on assiste à un exode vers Madagascar à cause de l’absence total de contrôle. Les pédophiles ne sont pas identifiés lors de leur entrée au territoire et même si c’était le cas, quelques centaines d’euros suffit pour fermer les yeux des contrôleurs.
Même à Tananarive, vous pouvez trouver des vieux de 60 ans qui se promènent tranquillement avec des filles qui n’ont pas 15 ans. Et quand on leur demande, c’est évidemment leur nièce (les Vazaha ont beaucoup de nièces à Madagascar).
La pauvreté, toujours la pauvreté
On peut blâmer les étrangers pour leur comportement, mais on ne peut pas nier la responsabilité de la famille. Une pauvreté extrême conduit à utiliser des moyens extrêmes pour survivre et des jeunes femmes malgaches sont encouragées à séduire l’étranger remplie de beaux euros.
Il arrive qu’une seule personne soit accompagnée par plusieurs jeunes femmes et le pire est que tout le monde trouve ça normal. On a quelques coups d’œil critiques, mais la vie est bien trop difficile pour s’occuper des problèmes des autres. Mais la rentrée de devises qu’on a mentionné ne justifie absolument pas de telles pratiques, car la première chose est que ces étrangers s’incrustent dans la pays et il obtiennent frauduleusement la citoyenneté, car il n’y a aucun autre pays où ils pourraient être aussi libres.
Il arrive également que les étrangers font de fausses promesses et les désillusions sont monnaie courante. Le problème devient plus grave quand il y a des enfants qui naissent de ce type de relation et que la femme malgache se retrouve sans rien du jour au lendemain. Il existe de nombreux moyens de combattre le tourisme sexuel, mais le principal est une prise de conscience des malgaches. Ils doivent dénoncer des choses qu’ils voient dans la rue, car n’est-ce pas le propre de la solidarité légendaire de cette société ? Comment peut-on accepter que des actes aussi abominables soient perpétrés sans qu’on ne puisse rien y faire ?
Madagascar est rempli de merveilles touristiques et on n’a que l’embarras du choix devant la diversité de la faune et de la flore, la beauté des plages et un océan aussi pur que le cristal, mais peut-être qu’on devrait classer les jeunes femmes malgaches parmi ces attractions touristiques au vu de l’apathie générale face à ce fléau.
Tourisme Madagascar : Fianarantsoa
Fianarantsoa est une ville située au sud-est de l'ile de Madagascar, capitale de la province du même nom.
Centre commercial et carrefour routier, Fianarantsoa est reliée par le chemin de fer à Manakara sur la côte est. La région avoisinante, située à 1 200 mètres d'altitude sur les hauts plateaux de la région du Bétsiléo, cultive partiellement le tabac, le riz, le raisin et le café. Elle possède également des fermes spécialisées dans l'élevage du bétail, des savonneries et des huileries. Les industries locales reposent sur le traitement du riz, le conditionnement de la viande de bœuf, la fabrication de briques et le travail du bois. C'est aussi ici que l'on produit le meilleur vin de l'île. Les cépages, importés par des Français et des Suisses, donnent des vins rouges, rosés et blancs au goût assez fruité, qui se dégustent dans les caves des vignobles entourant la ville.
Ancien quartier général des missionnaires chrétiens, elle est considérée comme le centre intellectuel de Madagascar et on y trouve de nombreuses librairies.
Le tourisme à Fianarantsoa
Il n’y a pas beaucoup d’attractions touristiques à Fianarantsoa et c’était plutôt un transit pour aller vers le sud du Pays. C’est l’une des plus grandes villes de la région et elle possède de nombreux hôtels de luxe. Principale ville sur le marché du bétail et de certains domaines de l’agriculture.
Si vous utilisez la voie terrestre pour aller de Tananarive jusqu’à Tuléar, Fianarantsoa est une étape obligatoire et généralement, on y arrive tard dans la nuit. Pendant la période hivernale, la température est équivalente à celle d’Antsirabe et Tananarive.
Tourisme Madagascar : Morondava
Morondava est la capitale économique et administrative du Ménabé, une région de Madagascar, dans la province de Tuléar. Elle est située à l'ouest du pays, sur le delta de la rivière du même nom au bord du canal de Mozambique.
Au plan de l'économie, la pêche est l'activité principale de la région, en particulier des crustacés. Morondava est aussi un chantier navalavec atelier mécanique. Aux alentours de la ville, on cultive le riz, le maïs, le manioc et le coton, et on procède à l'élevage des zébus. On y trouve aussi,une chambre de commerce très dynamique(disposant de nombreuses informations pour les investisseurs), une poste, 3 pharmacies (garde alterné de nuit), 2 hôpitaux ( dont un en cours de modernisation) et plusieurs centres de soins, vétustes mais compétent,plusieurs laboratoire pour les analyses de sang,2 cybercafé, 3 dentistes, de nombreux médecins indépendants,3 magasins de bricolage (relativement bien achalandé)2 boulangers(dont un pâtissier ....sur commande),une agence immobilière à vocation de location principalement(accessoirement vente), une Villa chambres d'hôtes et un nombres important de guides et tours opérator (avec à dispositions de 4X4)4 stations service ,1 discothèque.
Un gisement pétrolier est localisé dans la région et se prolonge jusqu'à Bemolanga et Tsimiroro, mais après des recherches infructueuses par diverses sociétés (dont Shell) pour en démontrer la rentabilité, les activités d'exploration pétrolière ont cessé jusqu'à ce jour.
Le tourisme à Morondava
Des hôtels de tourisme assez simples jusqu'au 3 étoiles, certains de type bungalows, se sont installés au sud en bord de mer ou de lagune depuis quelques années, à partir des bases-vie abandonnées par les sociétés pétrolières, lesquels permettent de faire visiter la région, notamment au nord la spectaculaire Allée des baobabs et bien d'autres espèces endémiques de baobabs aux alentours, qui attirent des touristes du monde entier (carte postale de Madagascar), et plus au nord le Parc national Tsingy de Bemaraha, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco. Plus près, à 40 km au nord-est de Morondava se trouve le parc privé de la Forêt de Kirindy Madagascar dry deciduous forests2, qui renferme trois espèces endémiques de baobabs et de très nombreuses espèces endémiques d'animaux, sept espèces de lémuriens, des fossas, des reptiles dont des caméléons, geckos, serpents.
Tourisme Madagascar : Fort Dauphin
Tôlanaro (ou Tolagnaro, ou Fort-Dauphin) est une ville de la province de Toliara (Tuléar), chef-lieu de la région d'Anosy, située dans le sud-est de l'île de Madagascar. La ville est distante de 1122 km de Tananarive, la capitale de Madagascar.
Le port de Tôlanaro est une porte ouverte sur le monde, qui sert avant tout à l'exportation des langoustes, des crabes et des algues desséchées.
Malgré la présence de nombreuses matières premières dans la région, beaucoup sont encore sous-exploitées (pierres précieuses, bauxite, titane).
Néanmoins, la récente mise en exploitation de l'ilménite (minerai de titane) par une filiale de Rio Tinto donne un coup de fouet à l'économie locale, construction de voies d'accès et d'un port en eau profonde au sud de la ville avec en contre coup une inflation difficilement supportable pour les autochtones.
Le tourisme est également une des activités majeures de Tôlanaro.
A 75km de Fort-Dauphin, aux alentours d'Amboasary-Sud, on trouve de nombreuses plantations de Sisal.
Le tourisme à Fort-Dauphin
Le parc national d'Andohahela se situe au nord-ouest de Tôlanaro.
Réserve de Nahampohana
Ancienne « station d’acclimatation botanique» d’espèces utiles à Madagascar, créé vers 1900, ce jardin de 67 hectares au pied du pic St Louis comporte désormais de nombreuses plantes endémiques, (parmi lesquelles les didieracées, arbres en forme de cactus), plusieurs espèces de lémurs, tortues, caméléons et crocodiles et un parcours en barque sur la rivière. Deux maisons d’habitation et un restaurant vous y accueillent.
Conversion d’une station botanique inutilisée et à l’abandon en pôle d’attraction touristique qui génère 15 emplois. En projet, renforcement du maraîchage pour nourrir les hôtes du restaurant, vente des huiles essentielles produites sur la réserve (Camphre, Niaouli), des letchis et mangues.Cette réserve n’est pas clôturée, les gens du village voisin l’utilisent, dans la limite du respect du site et de sa vocation5.
La réserve naturelle de Berenty, dans un lieu privilégié sur la rive sud du Mandrare, véritable sanctuaire de la nature est surtout connue pour les Lémuriens qu'elle héberge.
Cependant 99 espèces aviaires y ont également été recensées. Certaines sont endémiques du Domaine du Sud (Coua coureur, Thamnornis, Newtonie d'Archbold et Vanga de Lafresnaye) ou plus répandues à Madagascar (Héron de Humblot, Épervier de Madagascar, Ganga masqué, Coua géant, Petit-duc de Madagascar, Ninox à sourcils et Martin-chasseur malgache)6.
Le lac Vinanibe
L'ancien nom du lac lors de la colonisation française était Vinany-Bé. Une compagnie: La Société Anonyme de Vinany-Bé de droit français fut fondée à la fin du XIXe siècle pour l'exploitation des bois tropicaux, son siège social était à Excideuil, Dordogne.
Le pic Saint-Louis
Le pic Saint Louis culmine à 529 m d'altitude, au nord de Tôlanaro.
Il existe de nombreuses pierres levées, sites sacrificiels de la culture Antanosy, répertoriés peuvent être visitées dans la région. On sait que Fort Dauphin fut le lieu d’un établissement français du temps de la minorité de Louis XIV, mais les Portugais les avaient précédés. Pronis, Flacourt, mais aussi les religieux de Saint-Vincent-de-Paul ont laissé des traces. Des vestiges intéressants existent pour les amateurs d’excursions « culturelles » : ceux du fort Flacourt (XVIIe siècle) en cours d’aménagement, ceux du « Tranovato » fortin portugais de l’îlot Santa Cruz ( XVIe siècle), les bâtiments coloniaux du jardin botanique de Nahampohena, mais il faut noter aussi les demeures du début du XXe siècle appartenant au missionnaires américains, et l'architecture 1950 de l'Hôtel de Ville actuellement en cours de restauration.
Un passé colonial ancien, immortalisé par les « Chansons madécasses » d'Évariste de Parny, et l'« histoire de la grande Isle Madagascar » d'Étienne de Flacourt.
Sauvegarder ces vestiges est essentiel, les accompagner d’une muséographie vivante et attractive pour les touristes comme pour les scolaires est important. Le petit musée ethnographique Atandroy de Berenty est à signaler comme modèle.
Le Fort Flacourt ou "Camp Flacourt" est actuellement occupé par l'armée malgache. Projet de rénovation en cours. Abrite un petit musée consacré à l'origine et à l'histoire coloniale de la ville.
Tourisme Madagascar : Tamatave
Tamatave (ou Toamasina, en malgache) est une grande ville de l'Est de Madagascar, chef-lieu éponyme de la province de Tamatave et de la région de l'Est, située à 353 km au nord-est de Tananarive,
Sur les cartes dessinées par les Européens du XVIIe siècle apparaît le nom de Port-aux-Prunes. De nos jours, le nom d'Île-aux-Prunes est porté par un îlot inhabité à 10 milles nautiques au NNE de Tamatave et sur lequel se trouve un phare.
Le sieur de Flacourt est le premier à mentionner Tamatave en 1655, dans son ouvrage Histoire de la grande île Madagascar :
« Depuis la baie d'Antongil que l'on nomme ici Manghabei, jusqu'au Port-aux-Prunes, qu'ils [les Malgaches] nomment Tametavi ».
Au cours du XVIIIe siècle ces deux noms de Port-aux-Prunes ou Tametavi figurent sur les cartes, avec parfois une variante : Port-Tametavi.
Sur la Chart of part of the east coast of Madagascar, établie par le chevalier Grenier en 1768 et publiée en 1782 à Londres, figure pour la première fois le nom de la ville sous sa forme actuelle, Tamatave. Ce nom remplace définitivement celui de « Port-aux-Prunes », qui n'apparaît plus par la suite en cartographie.
Quant au toponyme malgache Toamasina, il ne semble apparaître dans aucun document d'origine européenne avant Histoire et géographie de Madagascar de Henry Descamps (1884). L'interprétation traditionnelle de ce nom est la suivante : le roi merina des Hauts-Plateaux, Radama Ier, découvrant la mer pour la première fois lors de sa conquête de Madagascar, aurait porté un peu d'eau à sa bouche et se serait exclamé : « Toa masina ! » (« C'est salé ! »).
Si la ville (et la province) porte officiellement le seul nom de Toamasina, le nom français de Tamatave est toujours autant utilisé.
Capitale de l’Est, au débouché du canal des Pangalanes (axe majeur de transport des marchandises le long de la côte Est malgache), Tamatave possède une importante raffinerie de pétrole assurant l’approvisionnement de la capitale. Son port est le principal port de mer de Madagascar. Il exporte les produits des cultures commerciales de la région : vanille, girofle, café.
Depuis 2007, un grand projet minier conduit, à la demande du président Ravalomanana par un consortium étranger a métamorphosé l'économie de la région. Le projet Ambatovy (Sherritt, SNC Lavallin, Sumitomo Corporation), en plus d'avoir réduit sensiblement le taux de chômage, a réhabilité plusieurs infrastructures.
Bien que la ville et son port soient appelés « le poumon économique » du pays, Tamatave reste une ville peu industrialisée si on la compare à la capitale et Antsirabé.
Tourisme Madagascar : Tuléar
Toliara (ou Tuléar ou Toliary) est une ville du sud-ouest de Madagascar, chef-lieu de la région Atsimo-Andrefana (Sud-Ouest) et de l'ancienne province de Toliara. Elle est située à 936 km au sud-ouest d'Antananarivo.
La dénomination de la ville, Toliara, date des années 1970, et reflète la volonté, après l'indépendance en 1960, de remplacer les noms français par les anciens noms issus de la langue malgache. Pourtant, la plupart des noms de rue en français sont restés inchangés.
Capitale du Sud malgache, Toliara a connu au cours des deux dernières décennies un boom démographique en raison d'un exode rural massif portant aujourd'hui la population de l'agglomération à plus de 200 000 habitants.
Les Vezo, pêcheurs nomades, constituent le groupe ethnique autochtone mais ils sont en passe d'être dominés par les groupes de migrants notamment originaires du Sud (Mahafaly, Masikoro, Antandroy) qui forment actuellement plus de la moitié de la population urbaine. À ceux-ci s'ajoutent d'autres groupes de migrants occupant des fonctions dans l'administration et dans le secteur privé.
Malgré le déclin du secteur industriel, la ville portuaire se spécialise dans l'import-export de produits variés dont le sisal, le coton, le riz, l'arachide et le savon. Le port a notamment joué un rôle primordial lors du "boom du maïs" dans les années 80-90. Aujourd'hui, l'installation de migrants s'illustrant dans l'agriculture (maïs, manioc et riz) et l'élevage (zébus, caprins) fournissant les marchés de la ville en produits alimentaires contribue au développement du petit commerce et de l'informel en ce qui concerne les Mahafale et Masikoro. Les Tandroy, quant à eux, se spécialisent dans le métier de tireur de pousse-pousse (le moyen de transport le plus utilisé dans la ville) et dans l'emploi domestique. Mais, à l'image de l'ensemble de l'Ouest malgache, l'économie locale reste dominée par une minorité d'Indo-pakistanais "Karana" installés depuis plusieurs générations. Ils ont mis la main sur divers secteurs allant du commerce de gros aux transports en passant par l'hôtellerie et l'industrie (ou ce qui en reste). Des unités de production de sel marin se développent sur les marais salants aménagés par endroits sur les zones côtières, bénéficiant ainsi d'un milieu physique favorable.
Le tourisme est un secteur très prometteur et en plein essor grâce notamment au climat et aux atouts naturels de l'arrière-pays (Ifaty, Anakao, St Augustin...). Une mer calme et la faible profondeur, 2 à 10 m en moyenne, favorisent des activités comme la plongée sous-marine. Toliara reste aujourd'hui la principale destination des circuits touristiques vers le sud de Madagascar. Par ailleurs, en ce qui concerne la région environnante, le sous-sol est riche en minéraux de pierres précieuses (à environ 200 km au nord se trouve le gisement de saphir d'Ilakaka exploité depuis 1999) et de sel terrestre. Plus récemment, des compagnies canadiennes commencent exploitation de l'ilménite dans la région de Fort-Dauphin.
Toliara abrite l'un des sites du projet d'exploration pétrolière en mer à Madagascar.
Le tourisme à Madagascar
Musée des arts et traditions du Sud malgache (Cedratom) : ce musée présente la vie quotidienne, l'artisanat et l'art funéraire de la population Mahafaly et aussi Sakalava.
Musée régional de l'université de Toliara : ce musée, voisin du précédent, abrite une petite collection ethnologique et un énorme oeuf d’aepyornis.
Musée de la mer : fondé par l'illustre professeur RABESANDRATANA, le petit musée de l'Institut océanographique recense les ressources halieutiques du lagon. On y trouve notamment coraux, algues, éponges, coquillages, échinodermes, poissons, tortues... Dans la salle centrale, un grand aquarium abrite un cœlacanthe, péché en 1995 près d’Anakao.
Arboretum d'Antsokay : fondé dans les années 1980 à l'initiative d'un botaniste amateur suisse Hermann PETIGNAT, d'une superficie de 52 ha, il regroupe plus de 920 espèces végétales, des lémuriens, tortues radiées, serpents et caméléons.
Le petit marché aux coquillages : improvisé sur le front de mer, derrière l'Alliance française, on y vend également divers produits artisanaux.
Tulear est surtout célèbre pour ses plages, notamment la station balnéaire d’Ifaty qui se trouve à 25 kilomètres de la ville. Des guides peuvent vous y amener en 4x4 ou en bus, mais les routes ne sont pas toujours en parfait état. On a également la baie de Saint-Augustin qui est l’une des belles au monde et les Sept Lacs. Ces deux attractions touristiques de Tulear sont assez éloignées de la ville et il faudra engager des guides spécialisés pour s’y rendre.